Amour, illusion ?

L’amour ne se « trouve » pas, comme un trésor : il advient, sourd, pointe, éclate, étonne, frappe, foudroie dans la durée. Il sidère, en élevant d’un cran l’exigence d’exister. Il n’est pas charitable et ne se mendie pas. Pas plus qu’il ne se calibrerait ou se quantifierait pour passer dans les cybernavettes virtuelles, répandre ses appels au secours. L’amour est même le contraire du désir d’amour, car fait d’abandons et non d’expectatives, de plaisirs pleins et non de songes creux.
J'aime, donc je suis. À la découverte de votre philosophie amoureuse L’amour, ce n’est pas ce que j’obtiens quand je le cherche : c’est ce qui se produit quand je partage une expérience d’abandon avec l’autre &mdash  par la conversation, la création, le rire, les réjouissances du corps ou la jouissance d’élever un enfant ! Une distinction rarement soulignée ; les « amourologues », ces faux experts de l'amour, ont encore de beaux jours…

À quoi bon s'embrasser ?

J’en appelle à une révolution où l’on cesserait de tourmenter la jeunesse en ne lui imposant qu’un modèle amoureux mortifère, qui fait de l’« âge des amours » l’âge de l’Encouplement ! L’amour libre et vivifiant devrait d’abord être l’affaire des jeunes, frais d’esprit et de création. Qu’on les invite à inventer leurs propres façons d’aimer, de faire l’amour et de faire famille, plutôt que de les accabler de devoirs et leur faire la leçon !

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