L'amour nous mélange, donc abolit la mort. Le deuil est un mensonge ; le « travail de deuil », l'invention lucrative des psychologues. Pour qui vit la mort de l'autre, il n'y a ni deuil, ni travail de deuil : il n'y a que le mélange — l'évolution incessante et fluide de notre identité, qui s'aventure en l'autre et se transforme. Cette conception intégrative et extracorporelle de l'identité n'a pas grand-chose à voir avec la vision binaire occidentale. Pourtant, tout un chacun peut en faire l'expérience. Or, si la mort nous angoisse, c'est bien en tant qu'expérience : non pas la « petite mort » ou l'agonie — qui demeurent dans la vie —, mais la disparition physique de l'être aimé mélangé à nos « plis » intimes, du complice qui nous tue lorsqu'il meurt et, paradoxalement, continue de vivre en nous. Lire la présentation et six extraits…
« Vivre ta vie n'est pas suffisant : tu dois surtout la mourir. » Blogguons sur la mort !…
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