Le meilleur moyen d'éviter le bonheur est de se lancer à sa poursuite. Ce faisant, on considère qu'il n'est pas encore là, puisque toute poursuite implique une distance. Ainsi, considérer le bonheur comme un point d'arrivée, me dire « Je dois y parvenir ! » — convaincu par les prêches du bonheurisme de marché —, c'est m'en dissocier moi-même, occulter le fait que je suis peut-être déjà heureux. Oui, le bonheur est le point de départ. Il ne résulte pas de bons choix, d'opérations réussies, ni même de magnifiques relations d'amour ou d'amitiés : il est ce qui les rend possibles — pure puissance d'émergence. Le problème, le malheur, c'est qu'il faille souvent attendre la quarantaine pour commencer à entrevoir cette vérité ! Rejoignez le groupe « MEB » !…
Petite philosophie de l'été Podacast 20' France Culture…
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