Déflagration, pour moi, que ta " Contre-Morale ", tellement j'adhère à Fromm que je découvre, et à ton allée vers l'autre. Aimer, c'est donner, comme pulsion de vie irrépressible, sans rien attendre d'autre que la joie d'avoir pu le faire. Que ce don à l'autre soit accepté est un des biens les plus précieux que la vie puisse nous faire. Ainsi, l'amour, offert sans attente, et plus encore s'il est reçu, justifie la vie, et rend plus fort et juste dans l'allée aux autres ! Et les combats menés sont portés par cette énergie !

Henri Mandine - Rognonas (13) - 28/04/2007

Lorsque éducation, épanouissement, amour, sont synonymes , comment peut il être question de générations ? Ces vecteurs d'énergie abolissent espace et temps ,ne peuvent que faire vivre en symbiose les êtres les irradiant . Toute vie , Vincent ,à la confluence de ces flux , sera toujours , avec bonheur,portée par eux ,drainera les autres vers elle . Jamais ce flux , cette faim de vie et de dons à enrichir et partager ne se tarira , même lorsque les forces s'amenuisent. Pour toute génération ,tout être , le prix à payer est , souvent ,la solitude de "l'écorché vif", car il voit , forcément , plus vite et plus loin que les autres , il doit , toujours tendre coeur et mains pour être suivi. Lourd défi s'estompant avec l'age . Cependant , il est vrai que certaines décennies plombent davantage les jours .Nous avons surfé sur les 30 "Glorieuses", avons foiré Mai 68, nous arrêtant aux libertés individuelles , ouvrant la boite de Pandore de l'individualisme , pornographiquement consommateur ,faisant le lit de l'ultra libéralisme . Voila l'héritage que nous vous léguons ; pas de quoi être fiers ! Plus que jamais , la résistance inter- générationnelle est vitale . Mais , Vincent , les êtres , porteurs de lumière , habité par tes idéaux , générant , naturellement , ton charisme , souffrent certainement de la solitude , celle habitant ceux qui sont trop dotés ; mais , ces mêmes forces les font toujours " rebondir " quelques soient les défis auxquels ils sont confrontés. Avec humilité , je t'avoue que je parle d'expérience , même si la vie m' a moins doté que toi. Avec toi, Henri .

Henri Mandine - Rognonas (13) - 29/04/2007

Monsieur Cespedes, quelle dureté ! Dans votre conception de l'amour, mais hélas peu de développement dans vos textes sur « le prix à payer » de cette conception idéale (idéologique ?) de l'amour, que je précise, je partage. Vous devez sans doute connaître le poids écrasant porté par ceux qui sont dans l'axe de l'anormalité, mais votre position d'homme peut être vous en affranchi plus ? Tout au long de leur vie les femmes sont rappelées à l'ordre du gynécée, par ce bassin qui s'élargit après l'adolescence pour accueillir un être hypothétique, par ces seins qui se tendent mensuellement et qui physiquement, douloureusement vous rappellent à votre tache originelle. Or le temps nous est compté à nous, femmes à date de péremption, alors si nous tombons toutes dans le piège de la procréation (martelé par une rhétorique millénaire) et qu'elle ne se conçoit ici que dans le cadre très défini du couple, nous avons moins le loisir de tergiverser sur le format dans lequel doit s'exercer cet amour. Bien à vous,

Rizlane BIBAOUI - Antibes (06) - 01/05/2007