« Aïe ! Ne dérangez pas Oryx, l'antilope
« Du désert ! Lorsqu'elle — aïe ! — boit — ouïe ! aïe ! —, elle en veut
« Aux importuns qui viennent aussi s'abreuver ! Hop ! »
Le gnou plonge dans la mare, une fesse en feu…
Il sombre. Glouglou… L'ombrageuse Oryx galope
Déjà vers les nouveaux intrus : un troupeau de
Zèbres. « Circulez ! Y a rien à boire ! Oust ! J'éclope
« Quiconque trempe ses naseaux ! Ciao ! Adieu ! »
La femelle en furie travaille tant des cornes
Que, sabrés, sept rayés se noient. Elle se borne :
« Bien fait, na ! Ça, ma flotte, ah ! ah ! Moi, samouraï ! »
La viande et l'eau pourrissent… Les lions entrent en jeu !
La tête froide, Oryx se met en garde : « Je
« Sais, c'est fou mais… telle est ma nature ! Banzaï !! »