À Nicolas Ponzo
Selma,
C'est ma
Blondinette craquante,
Des yeux
Si bleus
— Parfum très forte menthe.
Peau douce,
Frimousse
Que l'ardeur alimente ;
Des rires
Qui tirent
La joie du nez aux plantes.
Ô toi,
Selma !
La Vie, cette géante
Aux pieds
De fée,
Aux doigts que l'amour gante,
Dirige,
Te dis-je,
La Sauvette et la Vente,
Et veut
— Tant mieux ! —
Que jamais ne te mentent
Les sen-
Timents
Pleins d'angoisse pesante.
Non, toi,
Tu vas
Tout voir, belle Voyante :
Vrais fous,
Voyous,
Et les poux, et les lentes,
Tout comme
Les hommes
Qui — étoiles filantes
Ou purs
Et durs —
Sont sur la bonne pente.
Sois digne
Des vignes,
De la Terre ! Ô l'urgente
A sau-
Ver ! Ô
L'universelle Entente !