




Vivant. Vivant. On te veut vivant. !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Fuis dans le maïs ! !!!!!!!!!!!!!!!... !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Déferlant, les mains liées. !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!... !!!!!!!!!!!!!!... !!!!!!!!!!!
Déferlant, chaîne aux chevilles. !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!... !!!!!!... !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Sauve-toi, N° Six ! !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!...
Le maïs le maïs le maïs !
Et dans ta honte — prix plus élevé que le sien —, brûle des cargaisons de frayeurs !
La semence des fleurs, jusqu'à Cincinnati !
Percées des tréfonds,
aubes toutes choses,
cailloux d'infragiles excuses,
ô de quoi vite tirer ta bouteille !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!... !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!... !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Du tissu rouge entre le pouce et l'index,
elle t'a connu gamin.
Sa maison, ta maison ; un petit quelque chose à payer — penses-y !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!... !!!!!!!
Lady Scorn, ça la chatouille,
nuits disparues trop blondes,
« Merci. Merci. M'dame. » ;
Fuis son chapeau, fuis ses rosettes, son chariot d'or frappé !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!...
Zéro chevaux ! Le tout drapé de tissu bleu.
Dis-lui l'autre, N° Six !
Dis-lui (elle ne veut rien savoir, pas dingue, elle adore ses enfants) : « Tu me fais suer » !
Elle parle bizarre.
Elle aime bizarre. Ne dis jamais où vont ses tempes.
Le maïs !
Cours cours cœur cours cœur cours !
Voisinage dormant sur le sol des cuisines,
genre de pont entre absence et absents,
chaussures flambant neuves,
pommiers, prunelliers, pétrole,
coqs souriants,
abattoir,
bijouterie de cou,
sifflement d'herbes,
escalier blanc fantôme,
saucisse traversée de frissons,
mauvais whisky,
pieds rôtis de pluie fine,
jusqu'à quel point perdras-tu tes abris, tes chevelures ?
Ah ! l'étonnante Lady Scorn !
Partie, dans des janviers de bonheur !
Et toi (tisonnier envoyé à la volée contre les murs), tu t'affames et tu pleures !
Par habitude, par jeu.
Enjambe-le, cet amour de puzzles et de ficelles et de lumière d'après-midi !...
— Enjambe et trace, N° Six !
Le maïs le maïs le maïs !!!!... !
Cours cours cœur cours cœur cours !
Fuis les rayures sales, le lait sucré du poêle !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!... !!
Les visages tremblotants,
les feuilles sans surface,
les ruisseaux,
les légumes arrachés aux anciens jardins,
les moustiques qui piquent bébé,
l'économie des mères !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!... !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Ô fuis ! — Plus rien ne joue ni ne jalouse.
La meilleure chaise renonce à l'existence.
Souvenirs, bouillie collée à la casserole,
vigilants mais vides,
ventres ronds sous caracos de fête !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!...
Ô fuis les travaux procurés par les maîtres !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!... !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
La chauffe, eh bien !
bonne grâce pétrie de pâte d'église,
racoleuses d'enfant simple d'esprit —
les yeux, l'évier,
la puberté des trous béants !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!... !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Fuis-les !
Fournaise mourante fourrée au fond de tes poches.
Épingle-à-chagrin,
infirmité grave,
épreuve de vie privée,
afflictions hors d'haleine, ah !
chair pénétrée de mondes.
Le maïs t'apaise et te contient.
Abolis-toi dedans, N° Six !
Course dissolvant ta mémoire,
accouplée aux flottements de poussière —
oui, Cincinnati !
(Vivant. Vivant. On te veut vivant.)
La peau des humeurs qui t'attendent
et des garçons sans rivière
et des baisers sans revendication...
Mais déferle sous les étoiles dans le maïs !!!!!!!!!!... !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!... !!!!
Mais sous les étoiles dans le maïs !!!!!!!!!!!!!!!!!... !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Mais les étoiles dans le maïs !!!!!!!!!!!!!... !!!!!
Mais le maïs !
Le maïs !
Cours dans le maïs !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!... !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!Dans le maïs !
Maïs !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!... !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!...
Maïs !!!!!!!!!!... !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !!... ! !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Maïs !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !!!... !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!... !!!!!!!!!!!!
!!!!... !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!... !!!!!!!!!!!!Vincent Cespedes, Saint-Brévin-l'Océan, 28 juillet 2008.